La suspension de la réforme des retraites de 2023 est entrée en vigueur le 1er septembre dernier. Votée dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale, elle gèle la hausse de l’âge légal de départ et de la durée de cotisation pour plusieurs générations, jusqu’en 2028. Un coup de frein inédit sur une réforme qui devait continuer à monter en puissance jusqu’en 2030.
Ce que change concrètement la suspension
Avant cette décision, l’âge légal de départ à la retraite devait poursuivre sa progression trimestre par trimestre jusqu’à atteindre 64 ans pour les générations nées à partir de 1968. Avec la suspension, le curseur s’arrête : l’âge légal reste figé à 62 ans et 9 mois pendant toute la période, au lieu de grimper vers 63 ans puis 64 ans comme le prévoyait le texte initial.
- Gel de l’âge légal de départ à la retraite jusqu’en 2028
- Gel de la durée de cotisation requise pour une pension à taux plein
- Aucun changement sur les règles de calcul du montant de la pension
Qui est concerné par ce gel
La mesure cible en priorité les personnes nées entre 1964 et 1968, la tranche d’âge directement rattrapée par la montée en charge de la réforme de 2023. Pour elles, l’âge légal est désormais abaissé d’un trimestre par rapport à ce qu’imposait le texte initial : un salarié qui pensait devoir travailler jusqu’à 63 ans et quelques mois peut, selon son année de naissance, partir un peu plus tôt que prévu.
Ceux qui avaient déjà liquidé leur pension avant le 1er septembre ne sont pas concernés par un recalcul : la suspension s’applique aux départs à venir, pas rétroactivement. Pour affiner son calendrier personnel, mieux vaut demander une simulation à sa caisse et revoir, le cas échéant, son plan d’épargne retraite.
Un coût budgétaire assumé, pour un temps
Cette pause a un prix : les caisses de retraite renoncent, le temps de la suspension, aux économies qu’aurait générées le relèvement de l’âge légal. Le gouvernement a choisi d’assumer ce coût plutôt que de maintenir une trajectoire jugée politiquement intenable après plusieurs années de contestation. C’est le même arbitrage — geler plutôt que trancher définitivement — que l’on retrouve dans d’autres mesures de rentrée, comme le maintien à 50 % du crédit d’impôt pour les services à la personne, finalement épargné par un tour de vis budgétaire pourtant annoncé.
Une pause, pas une abrogation
Les décrets d’application, déjà publiés, précisent que la suspension court jusqu’en 2028 : elle ne supprime pas la réforme de 2023, elle en interrompt la montée en charge. Rien n’indique à ce stade ce qui se passera à l’issue de cette période — le sujet reste éminemment politique et dépendra des prochains arbitrages budgétaires. Pour les actifs proches de la retraite, cette période d’incertitude est aussi l’occasion de revoir sa stratégie d’épargne : entre taux du Livret A revalorisé et gel de l’âge légal, les paramètres à surveiller ne manquent pas d’ici la fin de la décennie.
Questions fréquentes
La suspension de la réforme des retraites s’applique-t-elle à tout le monde ?
Non. Elle concerne principalement les personnes nées entre 1964 et 1968, pour lesquelles l’âge légal est abaissé d’un trimestre par rapport à la trajectoire prévue par la réforme de 2023.
Jusqu’à quand dure cette suspension ?
Les textes publiés fixent la suspension jusqu’en 2028. Au-delà, aucune décision n’a encore été annoncée sur la reprise ou non de la montée en charge de la réforme.
Le montant de la pension est-il modifié par cette mesure ?
Non, la suspension porte uniquement sur l’âge légal de départ et la durée de cotisation. Les règles de calcul du montant de la pension restent inchangées.
Sources
- LégiFiscal — Réforme des retraites suspendue : les décrets officiels sont publiés
- CNRACL — Suspension de la réforme des retraites : ce qui change au 1er septembre 2026
- Toutsurmesfinances.com — Suspension de la réforme des retraites : qui est concerné ?
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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale




