C’est acté : dès cette rentrée, l’interdiction du téléphone portable s’étend aux lycées. Après les écoles maternelles, élémentaires et les collèges, c’est au tour des établissements du secondaire supérieur de basculer dans un cadre où le smartphone n’a plus sa place en journée, sauf exceptions encadrées. Voici ce que change concrètement cette nouvelle loi, votée le 21 juillet 2026.
Ce que dit précisément la loi
Le texte modifie le code de l’éducation pour étendre aux lycées une règle déjà appliquée plus bas dans la scolarité : l’usage d’un téléphone mobile ou de tout autre objet connecté est désormais interdit pendant le temps scolaire, y compris pendant les récréations et les intercours. Concrètement, les élèves ne peuvent plus consulter, ni même sortir leur téléphone dans l’enceinte de l’établissement, sauf cadre pédagogique explicitement autorisé par un enseignant.
Que risque un élève qui ne respecte pas la règle ?
- Une confiscation de l’appareil est prévue par le code de l’éducation en cas de non-respect.
- Les modalités précises (durée de confiscation, sanctions graduées) sont fixées par le règlement intérieur de chaque établissement, qui garde une marge d’appréciation.
- Des dérogations existent : usages pédagogiques encadrés, nécessités administratives, fonctionnement du CDI, de la restauration ou de l’internat.
Pourquoi cette mesure maintenant
Le gouvernement justifie l’extension par des données d’exposition aux écrans jugées préoccupantes chez les adolescents : une étude de 2025 évaluait à plus de cinq heures par jour le temps passé devant un écran par les 15-19 ans. Au-delà de la seule fatigue visuelle ou des troubles du sommeil, les pouvoirs publics pointent des répercussions sur la concentration en classe, l’isolement social, mais aussi l’exposition accrue à la désinformation et au cyberharcèlement — des sujets déjà largement documentés côté santé et vie numérique des adolescents.
Une application qui reste entre les mains des établissements
Contrairement à une interdiction uniforme et rigide, le texte laisse une latitude réelle aux collèges et lycées pour organiser le quotidien : certains optent pour des casiers verrouillés à l’entrée, d’autres pour de simples sacs de rangement en classe. Cette flexibilité, déjà rodée au collège depuis plusieurs années, doit permettre une transition sans heurt vers le lycée, où les usages numériques (recherches, prises de notes, applications pédagogiques) sont pourtant plus fréquents qu’au collège. Sur le plan juridique, la mesure s’inscrit dans un mouvement plus large d’encadrement des usages numériques des mineurs, dont plusieurs textes récents relèvent du droit du numérique et de la protection de l’enfance en ligne.
Pour les familles, l’enjeu dépasse la seule salle de classe : la question du rapport aux écrans et à l’internet au quotidien reste largement posée en dehors du temps scolaire, où aucune règle nationale ne s’applique.
Questions fréquentes
À partir de quand l’interdiction s’applique-t-elle dans les lycées ?
La mesure entre en vigueur dès la rentrée scolaire 2026, à la suite de l’adoption de la loi le 21 juillet 2026.
Un élève peut-il garder son téléphone allumé dans son sac ?
Les modalités précises dépendent du règlement intérieur de chaque établissement : certains lycées imposent l’extinction complète, d’autres tolèrent un téléphone éteint et rangé, tant qu’il n’est pas utilisé pendant le temps scolaire.
Existe-t-il des exceptions à cette interdiction ?
Oui, des dérogations sont prévues pour un usage pédagogique encadré par un enseignant, ainsi que pour certaines nécessités liées au CDI, à la restauration scolaire ou à l’internat.
Sources
Ministère de l’Éducation nationale — Interdiction du téléphone portable de l’école au lycée
L’Étudiant — Comment l’interdiction va s’appliquer à la rentrée
Banque des Territoires — Macron confirme l’interdiction à la rentrée 2026
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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale




