Chaque rentrée ramène les mêmes réflexes : aérer les pièces, limiter les lieux bondés avec un tout-petit, se laver les mains avant de le porter. Cette saison, un changement plus structurel s’ajoute au tableau. La campagne nationale de prévention de la bronchiolite démarre le 14 septembre 2026 en France métropolitaine, avec une nouveauté qui n’était pas arrivée depuis le lancement du dispositif : un troisième anticorps rejoint l’arsenal disponible en pharmacie, aux côtés de la vaccination des femmes enceintes.
Une campagne calée sur le pic épidémique
Le calendrier ne doit rien au hasard. La campagne s’étend du 14 septembre 2026 à fin février 2027 en métropole, une fenêtre calquée sur la période où le virus respiratoire syncytial (VRS), responsable de la quasi-totalité des bronchiolites du nourrisson, circule le plus activement. Dans les territoires ultramarins, le calendrier est décalé : dès le 31 août aux Antilles françaises ainsi qu’à Saint-Martin et Saint-Barthélemy, le 28 septembre à La Réunion, le 1er octobre à Mayotte, et toute l’année en Guyane.
Trois anticorps, deux façons de protéger un bébé
La protection contre le VRS repose sur deux logiques distinctes, à envisager avant même la naissance. La première consiste à vacciner la mère pendant la grossesse, entre la 32ᵉ et la 36ᵉ semaine d’aménorrhée, avec le vaccin Abrysvo, intégralement pris en charge par l’Assurance Maladie pendant la période de campagne. La seconde consiste à immuniser directement le nourrisson par anticorps monoclonal : une injection unique qui confère une protection passive et quasi immédiate.
- Beyfortus (nirsévimab), déjà utilisé les saisons précédentes, reste proposé à tous les nourrissons abordant leur première saison d’exposition au virus.
- Enflonsia (clesrovimab) fait son entrée cette année aux côtés de Beyfortus, élargissant l’offre pour les maternités, pédiatres et pharmacies.
- Synagis (palivizumab) reste réservé aux nourrissons prématurés ou à risque particulier, selon un schéma d’injections répétées.
Dans les faits, un nourrisson n’est éligible à l’immunisation par anticorps monoclonal que si sa mère n’a pas reçu Abrysvo au moins 14 jours avant l’accouchement : les deux stratégies ne se cumulent pas, elles se substituent l’une à l’autre selon le parcours choisi en amont.
Ce qui change vraiment pour les familles
L’arrivée d’un second anticorps pour nourrisson n’est pas qu’un détail de nomenclature pharmaceutique. Les saisons passées ont été marquées par des tensions d’approvisionnement sur Beyfortus, qui avaient parfois contraint des maternités à prioriser les bébés les plus fragiles en cas de rupture de stock. En diversifiant les références disponibles, la campagne 2026-2027 cherche avant tout à sécuriser l’accès à la protection dès la sortie de maternité ou lors d’une consultation précoce, une période où chaque geste de prévention compte tout autant que les premiers repères du quotidien avec un nouveau-né. Ce sujet rejoint les évolutions suivies chaque rentrée en santé et médecine, comme les arbitrages de consommation des jeunes parents en pharmacie.
Autre nouveauté : les pharmaciens d’officine sont désormais habilités à administrer Beyfortus et Enflonsia, sans que les parents aient nécessairement à passer par un rendez-vous en cabinet ou en maternité. Ce rôle élargi du comptoir de pharmacie s’inscrit dans une tendance de fond : transférer vers les officines des gestes de prévention autrefois réservés à l’hôpital ou au cabinet médical.
Reste le reste à charge, souvent la première question des parents. La vaccination maternelle est prise en charge à 100 % pendant la campagne, mais le remboursement des anticorps monoclonaux dépend du lieu et du moment de l’administration : un point à vérifier au cas par cas, dans un contexte où les niveaux de remboursement de l’Assurance Maladie évoluent régulièrement sur d’autres postes de soins.
Des chiffres qui justifient la stratégie
Les données françaises accumulées depuis l’introduction du nirsévimab montrent une réduction de 73 à 83 % des hospitalisations pour bronchiolite chez les nourrissons immunisés, et une baisse de près de 76 % du risque d’admission en réanimation. Des résultats qui expliquent la priorité donnée à cette immunisation, alors que la bronchiolite reste chaque hiver la première cause d’hospitalisation chez les enfants de moins d’un an en France.
Questions fréquentes
Faut-il choisir entre le vaccin de la mère et l’anticorps du bébé ?
Oui, les deux approches ne se cumulent pas. Si la mère a reçu le vaccin Abrysvo plus de 14 jours avant l’accouchement, le nourrisson n’a en principe pas besoin d’anticorps monoclonal supplémentaire à la naissance.
Enflonsia remplace-t-il Beyfortus ?
Non, les deux anticorps coexistent cette saison. Le choix entre les deux dépend surtout des stocks disponibles et de la décision du professionnel de santé, les deux protections étant considérées comme équivalentes pour la population générale de nourrissons.
Un bébé né avant le 14 septembre peut-il encore être protégé ?
Oui. L’immunisation peut être proposée dès la naissance ou lors d’une consultation ultérieure, tant que l’enfant aborde sa première saison d’exposition au virus, y compris pour les nourrissons nés avant le lancement officiel de la campagne.
Sources
- Vidal — modalités de la campagne 2026-2027
- ARS Île-de-France — campagne de prévention 2026-2027
- Ordre national des pharmaciens — rôle des officines
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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



