Depuis 2018, la loi EGalim promet aux enfants français des cantines plus vertueuses : la moitié des produits servis devraient être « durables et de qualité », dont un cinquième issu de l’agriculture biologique. Les chiffres 2026 des cantines scolaires, tout juste publiés par le ministère de l’Agriculture, montrent que la promesse est loin, très loin, d’être tenue.
Ce que la loi EGalim promettait
L’objectif fixé par la loi Climat et Résilience est clair : au moins 50 % de produits durables et de qualité, dont un minimum de 20 % de produits bio, dans les repas servis en restauration collective — cantines scolaires, universitaires, hospitalières ou d’entreprise. Chaque année, les gestionnaires doivent déclarer leurs achats sur la plateforme officielle « ma cantine ». La campagne 2026, portant sur les achats réalisés en 2025, s’est déroulée du 12 janvier au 31 mars, avec 21 479 télédéclarations couvrant 33 797 sites, soit environ 40 % de la restauration collective française.
Les chiffres qui fâchent
Sur cet échantillon, le taux moyen de produits durables et de qualité s’établit à 29,5 % — loin des 50 % visés — et celui des produits bio à 11,8 %, contre 20 % attendus. Seuls 35 % des cantines ayant déclaré leurs achats atteignent l’objectif des 50 %, et à peine 30 % cumulent les deux objectifs (50 % durable ET 20 % bio). Un coût de l’alimentation saine déjà pointé du doigt par d’autres études internationales, qui rend d’autant plus difficile la bascule vers des produits de meilleure qualité dans des budgets de cantine serrés.
Des écarts criants selon les secteurs
Tous les établissements ne sont pas logés à la même enseigne. Le secteur de l’enseignement tire son épingle du jeu, avec plus de 38 % de produits durables et de qualité en moyenne — dont la moitié en bio. À l’inverse, la restauration en santé et médico-social (hors crèches) reste la plus éloignée des objectifs fixés par la loi. Un écart qui interroge alors que les patients et résidents de ces établissements sont souvent parmi les plus vulnérables sur le plan nutritionnel.
Pourquoi ça coince encore
Entre budgets contraints, disponibilité limitée de certaines filières bio locales et complexité des marchés publics, les gestionnaires de cantine peinent à transformer l’essai malgré des tendances de fond qui vont pourtant dans ce sens : la préservation des terres agricoles et l’essor de l’agriculture régénérative poussent une partie de la filière à se structurer. Sur le terrain, les alternatives se multiplient malgré tout, à l’image des palmarès qui récompensent chaque année de nouvelles options alimentaires plus responsables, comme les nouveaux lauréats des saveurs véganes mis en avant en 2026.
Questions fréquentes
Quels établissements sont concernés par la loi EGalim ?
Toute la restauration collective : cantines scolaires et universitaires, restaurants d’entreprise, établissements de santé et médico-sociaux, qui doivent tous atteindre 50 % de produits durables et de qualité, dont 20 % de bio.
Quel est le taux réellement atteint en 2026 ?
Sur les données 2025 télédéclarées, le taux moyen de produits durables et de qualité est de 29,5 %, et celui des produits bio de 11,8 %, très en-deçà des objectifs légaux.
Quel secteur est le plus en retard ?
La restauration en santé et médico-social, hors crèches, affiche les résultats les plus faibles, loin derrière le secteur de l’enseignement qui dépasse les 38 % de produits durables et de qualité.
Sources
- Ministère de l’Agriculture — Campagne de télédéclaration 2026
- Référentiel Restauration Collective — Ce que la loi EGAlim impose vraiment
- Datameal — Loi EGAlim en restauration collective
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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale




