Le logo coloré qui orne déjà de nombreux emballages s’apprête à changer de visage. Le nouvel algorithme du Nutri-Score, entré en vigueur en France depuis un arrêté de 2025, est désormais en cours de déploiement chez les industriels, avec à la clé un changement de note pour 30 à 40 % des produits concernés. De quoi transformer, discrètement mais durablement, le contenu du caddie des consommateurs.
Un algorithme recalculé pour mieux refléter la qualité nutritionnelle
Piloté par un comité scientifique réunissant sept pays européens (France, Belgique, Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas, Espagne, Suisse), le nouveau calcul du Nutri-Score prend mieux en compte les édulcorants et le sucre présent dans les boissons. Résultat concret : de nombreux sodas allégés ou « zéro sucre », auparavant bien notés, basculent désormais entre C et E. À l’inverse, certains produits bruts ou peu transformés voient leur classement s’améliorer. Le principe reste inchangé : une échelle de cinq couleurs et de cinq lettres, de A à E, calculée pour 100 grammes ou 100 millilitres de produit.
Ce qui change concrètement pour les consommateurs
- Une note différente sur un produit acheté régulièrement ne signifie pas que sa recette a changé : c’est souvent la méthode de calcul elle-même qui a évolué.
- Les marques disposent d’une période de transition d’environ deux ans, jusqu’en 2027, pour mettre à jour leurs emballages : ancien et nouveau logo peuvent donc coexister en rayon.
- L’affichage du Nutri-Score reste aujourd’hui facultatif : seules les marques inscrites volontairement au dispositif l’apposent sur leurs produits.
Vers un affichage obligatoire ?
Le statut volontaire du dispositif pourrait toutefois évoluer. En novembre 2025, l’Assemblée nationale a adopté un amendement visant à rendre l’affichage obligatoire dans le cadre du budget de la Sécurité sociale, et une proposition de loi transpartisane déposée fin mars 2026 va plus loin en visant également les supports publicitaires, avec une exception envisagée pour les produits sous label AOP, AOC ou IGP. Les associations de consommateurs, comme la CLCV, suivent de près ces discussions, tandis que certains industriels s’inquiètent du coût d’adaptation et de l’impact sur des produits traditionnels moins bien notés.
Comment décrypter un emballage dès aujourd’hui
En attendant une éventuelle généralisation, quelques réflexes simples permettent de mieux s’y retrouver en rayon : comparer les produits de la même catégorie plutôt que des catégories différentes, ne pas se fier au logo seul mais vérifier aussi la liste des ingrédients, et garder à l’esprit qu’un produit non noté n’est pas nécessairement moins bon, l’affichage restant facultatif pour l’instant. Pour prolonger votre lecture, retrouvez nos conseils dans les rubriques Consommation – Shopping et Santé et Médecine, ainsi que d’autres actualités Gastronomie – Alimentation.
Questions fréquentes
Le Nutri-Score est-il obligatoire en France ?
Non, à ce jour son affichage reste facultatif. Seules les marques qui s’inscrivent volontairement au dispositif l’apposent sur leurs emballages, même si plusieurs textes en discussion visent à le rendre obligatoire.
Pourquoi la note de certains produits a-t-elle changé sans que la recette évolue ?
Le nouvel algorithme, entré en vigueur en 2025, modifie la façon dont sont calculés les scores, notamment pour les boissons sucrées ou édulcorées. Un produit inchangé peut donc afficher une lettre différente simplement parce que la méthode de calcul a changé.
Jusqu’à quand les anciens logos peuvent-ils coexister avec les nouveaux ?
Les marques disposent d’une période de transition d’environ deux ans, jusqu’en 2027, pour mettre à jour leurs emballages avec la nouvelle notation.
Sources
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