Après plusieurs mois de flou budgétaire, le guichet de MaPrimeRénov’ a rouvert le 23 février 2026 pour l’ensemble des ménages et de tous les parcours de travaux. Mais le dispositif qui revient n’est plus tout à fait celui qu’ont connu des milliers de propriétaires ces dernières années : le calcul de l’aide change de logique, et certains travaux longtemps plébiscités sortent purement et simplement du parcours « par geste ».
Un forfait fixe remplacé par un pourcentage des travaux
Jusqu’ici, un ménage engageant un geste de rénovation isolé pouvait compter sur un forfait fixe, plafonné autour de 3 750 euros quel que soit le montant réel du chantier. En 2026, la logique s’inverse : l’aide correspond désormais à un pourcentage du montant total des travaux, modulé selon les revenus du foyer. Pour les projets les plus coûteux, ce nouveau mode de calcul peut se révéler plus avantageux ; pour les petits chantiers, l’effet est parfois inverse. Le dispositif reste ouvert aux propriétaires comme aux copropriétaires, qu’ils occupent leur logement ou le mettent en location, un point à surveiller du côté des professionnels de l’immobilier et de la construction.
Isolation des murs et chaudières biomasse écartées du parcours par geste
Le changement le plus commenté par les artisans concerne deux types de travaux : depuis le 1er janvier 2026, l’isolation des murs (par l’intérieur comme par l’extérieur) et les chaudières biomasse ne sont plus finançables dans le cadre du parcours par geste. Selon la fédération professionnelle du bâtiment CAPEB, plus d’un dossier sur dix déposés en 2025 concernait justement l’isolation des murs, un geste apprécié pour son effet rapide sur le confort et sur l’étiquette énergétique du logement.
- Isolation des murs : exclue du parcours par geste, mais reste éligible dans un projet de rénovation globale combinant plusieurs travaux
- Chaudières biomasse : même règle, financement possible uniquement intégré à un bouquet de travaux
- Objectif affiché : recentrer l’aide sur les ménages modestes et les logements les plus énergivores
Un coup de pouce vers l’électrification du chauffage
En écartant les chaudières biomasse du financement à l’unité, l’État pousse implicitement les ménages vers d’autres solutions de chauffage, notamment les pompes à chaleur. Cette orientation s’inscrit dans une tendance plus large de la politique énergétique française, qui mise sur l’électrification pour réduire les émissions du secteur résidentiel, un enjeu suivi de près du côté de l’écologie et du climat.
Ce que cela change pour le budget des ménages
Concrètement, un propriétaire qui envisage un chantier isolé (changement de fenêtres, ventilation, isolation de toiture) doit désormais vérifier deux choses avant de se lancer : le montant de l’aide selon le nouveau barème par pourcentage, et l’éligibilité réelle du geste envisagé. Pour l’isolation des murs ou une chaudière biomasse, seul un projet de rénovation globale, combinant plusieurs interventions, permet encore de bénéficier d’un financement. Un point à intégrer dès la phase de devis, aux côtés des autres aides et prêts disponibles pour l’habitat, du côté finance et placement.
Questions fréquentes
Depuis quand MaPrimeRénov’ est-elle de nouveau accessible en 2026 ?
Le guichet a rouvert le 23 février 2026 pour l’ensemble des ménages, propriétaires occupants comme bailleurs, et pour tous les parcours de travaux.
L’isolation des murs est-elle totalement exclue des aides ?
Non. Elle est exclue du parcours par geste depuis le 1er janvier 2026, mais reste finançable si elle s’intègre à un projet de rénovation globale associant plusieurs types de travaux.
Comment est calculée l’aide MaPrimeRénov’ en 2026 ?
L’aide n’est plus un forfait fixe mais un pourcentage du montant total des travaux, modulé selon les revenus du foyer et la nature du chantier engagé.
Sources
- economie.gouv.fr — MaPrimeRénov’ parcours par geste
- CAPEB — exclusion des chaudières biomasse et de l’isolation des murs
- Qualit’EnR — nouveaux barèmes MaPrimeRénov’ 2026
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